Le Harcèlement dans l’enseignement supérieur, notre solution pour le déraciner

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Depuis plusieurs années, la lutte contre le harcèlement est mis en avant, qu’il advienne en ligne ou en direct, en contexte scolaire, sur les lieux de travail ou dans la sphère privée.

Le harcèlement, ou « la répétition de propos et de comportements ayant pour but ou effet une dégradation des conditions de vie de la victime, se traduisant par des conséquences sur la santé physique ou mentale de la personne harcelée » d’après la page harcèlement du site du Service-Publique est un mode « d’être à l’autre » problématique qu’il est important de modifier.

Malgré les plaintes, les demandes et les démarches de prévention, le taux de harcèlement ne fait qu’augmenter d’années en années. Il s’est notamment accentué dans les domaines de l’éducation.

Love Intelligence intervient dans les collèges, lycées ou universités et écoles de commerce/ingénieurs sur les questions d’éducation affective et la notion de respect du lien. Ainsi, on capte l’attention des élèves en ne parlant jamais de harcèlement mais en répondant aux questions préférées des jeunes :
- Comment établir un 1er lien affectif aujourd’hui ?
- Peut on être soi-même ?
- Différence entre aimer et tomber amoureux. Comment établir une 1re connexion émotionnelle ?
- Comment se respecter soi quand on aime l’autre plus que tout ?
- Ca veut dire quoi comprendre l’autre, le capter, quelles sont les questions à poser pour montrer à l’autre qu’on s’intéresse à lui différemment ?
- Faut il avoir confiance en soi pour être aimé ?
- Pourquoi faut il montrer sa sensibilité pour que l’autre tombe amoureux ?
- Quelles sont les différentes étapes d’une relation ?
- Quelle est la différence entre attirance et amour ?
- Comment ne pas se méprendre ?

Notre transfert d’éducation relationnelle et affective, fruit de nos 15 années d’accompagnement de jeunes (ou moins jeunes) est toujours accueilli avec une telle curiosité que les proviseurs ou responsables d’établissements nous disent que les élèves sont sensibles à ces messages pour établir une relation à l’autre, affective ou non « sans faux-semblant », sur un pied d’égalité, où chacun aspire à être tel qu’il est, sans jeu de rôle ou de pouvoir.

Ainsi, on relègue le harcèlement à ses plus bas étages, faisant comprendre aux jeunes qu’il n’aboutit qu’aux plus pauvres des liens, nocifs pour soi, avant même d’être nocif pour l’autre.

Quand il s’agit de mieux comprendre les relations amoureuses, les jeunes comprennent l’enjeu du respect.

Nous voulions donc aujourd’hui par cet article faire prendre conscience de la gravité du harcèlement et de la place tragiquement importante qu’il occupe dans les Universités. Nous avons décidé de prendre ce sujet par le haut, pour réveiller le côté digne de chacun. Car chacun aspire à créer des liens de qualité. Nos interventions en écoles de commerce ou d’ingénieurs sont de belles occasions pour transmettre un socle qui n’a jamais été appris ailleurs et qui est utile et applicable par les plus jeunes ou les étudiants au jour le jour.

● La jeunesse et le harcèlement

Depuis 2021, 10% des jeunes auraient subi une forme de harcèlement au sein de leur établissement scolaire selon l’IFOP.

Le taux de harcèlement ne concernerait pas que les adolescents de 14-18 ans, mais une tranche bien plus large, puisque certains enfants commencent à subir du harcèlement dès la primaire.

Les différents taux de harcèlement chez les jeunes :
- 23% en primaire.
- 54% au collège.
- 31% au lycée.

● Le harcèlement dans les études supérieures

Selon l’Observatoire des violences sexuelles et sexistes dans l’enseignement supérieur, environ 1 étudiant sur 20 serait victime de viol. C’est en milieu amical et festif que 95% de ces viols surviennent.

Mais les chiffres ne s’arrêtent pas là ! 1 étudiante sur 10 a été victime d’agression sexuelle et environ 1 étudiant sur 3 témoins ou victime de violences sexuelles. Bien que ces derniers chiffres soient déjà alarmants, nous nous sommes penchés plus précisément sur des établissements en particulier pour avoir une vision plus précise du taux de harcèlement au sein des structures.

1° Science-Po en 2021-2022 :

Sciences Po est connue dans la profession du journalisme pour son enseignement d’excellence et le tremplin professionnel que celle-ci apporte à ses étudiants. Pourtant ces dernières années, cette réputation a été entachée par la prise de paroles autour des agissements sexistes et sexuels ayant lieu au sein de l’établissement.

Il s’agit de 89 faits de violences sexistes et sexuelles connus des institutions, subvenus entre janvier 2019 et juin 2021.
- 46 % de viols.
- 20% d’agressions sexuelles.
- 5% de harcèlement sexuel.
- 17% des faits sont des propos sexistes ou des comportements inappropriés relevant de la catégorie des agissements sexistes qui peuvent faire l’objet de procédures disciplinaires.
- Au total, 83% des faits de ces agressions « relèvent du code pénal s’agissant de crimes et de délits ».
- 51 % des violences sexistes et sexuelles se produit « entre étudiants d’un même établissement ».

Une enquête sur le sujet dans les 7 campus de Science Po est actuellement en cours. Pour l’instant 312 auditions ont été conduites et 492 personnes ont été entendues.

2° Polytechnique et Centrale Supélec en 2018-2022 :

Reconnue pour être l’un des établissements de prestige dans les études supérieures en France, Polytechnique n’a pas à rougir de son enseignement et du poids qu’elle apporte à l’enseignement supérieur en France. Son rayonnement est international.

On pourrait alors penser qu’une école avec une telle réputation et un tel sérieux permettrait un meilleur cadre de vie étudiante pour tous. Et pourtant, en 2018, 11 viols ou tentatives de viols ont été signalés, dont 10 femmes et 1 homme.

Les signalements n’ont, dans un premier temps, pas alarmés plus que cela. Ce n’est qu’en juin 2021 qu’une enquête a été ouverte sur les agissements ayant lieu à Polytechnique mais aussi au sein de la CentraleSupélec.

C’est alors qu’il en est ressorti que :
- 23% des étudiants disent avoir subi des violences sexuelles sur le campus.
- 51 femmes et 23 hommes déclarent avoir été victimes de harcèlement sexuel.
- 46 femmes et 25 hommes d’une agression sexuelle.
- 20 femmes et 8 hommes d’un viol.
- 110 femmes et 25 hommes déclarent avoir été l’objet de propos sexistes.
- 43 femmes et 34 hommes font l’objet de contacts physiques non sexuels non consentis.

Dans 1 cas sur 10, l’auteur est un étudiant et l’agression a été commise dans le cadre associatif ou au sein de la résidence universitaire de Gif-sur-Yvette (Essonne), où sont logés 2 000 étudiants.