Nos articles

Read More
Il existe de plus en plus de cas de harcèlement connu au sein des entreprises, depuis ces dernières années. Bien que cette question sur le harcèlement et la définition de ses limites soient longuement discutées, il arrive encore que certaines entreprises ne souhaitent pas en entendre parler.
 Ce cas ci-dessous est un cas intéressant car il met en lumière comment nos valeurs françaises, en l’occurrence, ne pas dénoncer, viennent entraver une saine justice. Ou comment toute une équipe fait front au côté du harceleur. Les drôle de questions posées  sont : 
● Comment se défaire d’un dossier de harcèlement qui entâche tout le monde ?
● Comment gérer ce genre de scandale si ce n’est en accusant ceux qui accusent !?

 
Dans le milieu de la police, une femme se confie à son collègue (un homme de 42 ans, gardien de la paix) car elle subit malheureusement à plusieurs reprises des harcèlements sexuels. Lorsqu’elle a voulu porter plainte, elle lui a demandé de témoigner et il a bien sûr accepté sachant ce qu’il se passait et surtout pensant au fait qu’il aimerait que quelqu'un le fasse pour ses filles si cela devait, par le plus grand malheur, leur arriver. 

On ne balance pas.

Hors, dans l’encadrement d’une institution comme celle de la police, il est très mal vu qu’un collègue balance, qu’il soit victime ou témoin d'une scène. Bien que cela soit paradoxal avec le métier qu’ils exercent et le fait de devoir représenter l’ordre, la trahison n’a pas sa place au sein de la police. 
C’est alors que l’acte de ce policier, que nous appellerons Sébastien, va devenir la raison de son propre harcèlement au sein de la police. Il sera décrit par ses collègues comme un "traître", ses collègues ne voudront plus lui adresser la parole ou ne plus faire équipe avec lui. Il va progressivement subir un réel isolement au sein de son travail. 

Ça s’accélère.

Malheureusement ce harcèlement moral ne s’arrêtera pas là, sa hiérarchie décide de lui trouver un nouveau bureau où il a été envoyé à la suite d'une réorganisation des services. De plus, les personnes protégeant le harceleur commencèrent à menacer Sébastien. Des photos de  leur collègue(qui ?) à moitié nu étaient partagées sur un groupe et il lui était demandé régulièrement s’il n’était pas “une pédale” pour ne pas avoir envie de bander devant ça.
 Sébastien subit alors tellement d’injures et de harcèlement en plus de son isolement qu’il demandera sa mutation, ne supportant plus d’être puni d’avoir fait son boulot.

Mauvaise cohésion d’équipe.

Tout comme le cas précédent, celui-ci met en avant le souci d’une mauvaise cohésion d’équipe dû à un ascendant hiérarchique qui ne protège pas. Les barrières de travail n’ont pas été respectées et ce cas a été caché par les supérieurs qui ne souhaitaient pas  s’impliquer dans les relations de travail de l’équipe. Ces relations étaient le reflet alors de l’ensemble de leur entité et  ils ne souhaitaient pas rendre cela visible.

C’est pourquoi nous avons développé une application au sein de laquelle les  apprentissages posent une ligne COMMUNE et CLAIRE à TOUTE l’entreprise pour des interactions saines, vertueuses sur les questions de civisme relationnel.

 Les réflexes créés par l’application : 
1°  Maturité relationnelle pour un comportement irréprochable sur les questions H/F, inclusion, genres.
2° Pacification en cas de dérive en outillant chacun sur les MOTS/PHRASES, les comportements, les aides mises à disposition si détection de situations de harcèlement, sexisme.
3° Entraide en cas de maladresse, cohésion.

Descriptif et analyse d'un cas de harcèlement généralisé.

« J’aide ma collègue qui subit un harcèlement sexuel et le harcèlement se généralise et se retourne contre moi ».

Depuis plusieurs années, la lutte contre le harcèlement est mis en avant, qu’il advienne en ligne ou en direct, en contexte scolaire, sur les lieux de travail ou dans la sphère privée.

Le harcèlement, ou « la répétition de propos et de comportements ayant pour but ou effet une dégradation des conditions de vie de la victime, se traduisant par des conséquences sur la santé physique ou mentale de la personne harcelée » d’après la page harcèlement du site du Service-Publique est un mode « d’être à l’autre » problématique qu’il est important de modifier.

Malgré les plaintes, les demandes et les démarches de prévention, le taux de harcèlement ne fait qu’augmenter d’années en années. Il s’est notamment accentué dans les domaines de l’éducation.

Love Intelligence intervient dans les collèges, lycées ou universités et écoles de commerce/ingénieurs sur les questions d’éducation affective et la notion de respect du lien. Ainsi, on capte l’attention des élèves en ne parlant jamais de harcèlement mais en répondant aux questions préférées des jeunes :
-  Comment établir un 1er lien affectif aujourd’hui ?
-  Peut on être soi-même ?
-  Différence entre aimer et tomber amoureux. Comment établir une 1re connexion émotionnelle ?
-  Comment se respecter soi quand on aime l’autre plus que tout ?
-  Ca veut dire quoi comprendre l’autre, le capter, quelles sont les questions à poser pour montrer à l’autre qu’on s’intéresse à lui différemment ?
-  Faut il avoir confiance en soi pour être aimé ?
-  Pourquoi faut il montrer sa sensibilité pour que l’autre tombe amoureux ?
-  Quelles sont les différentes étapes d’une relation ?
-  Quelle est la différence entre attirance et amour ?
-  Comment ne pas se méprendre ?

Notre transfert d’éducation relationnelle et affective, fruit de nos 15 années d’accompagnement de jeunes (ou moins jeunes) est toujours accueilli avec une telle curiosité que les proviseurs ou responsables d’établissements nous disent que les élèves sont sensibles à ces messages pour établir une relation à l’autre, affective ou non « sans faux-semblant », sur un pied d’égalité, où chacun aspire à être tel qu’il est, sans jeu de rôle ou de pouvoir.

Ainsi, on relègue le harcèlement à ses plus bas étages, faisant comprendre aux jeunes qu’il n’aboutit qu’aux plus pauvres des liens, nocifs pour soi, avant même d’être nocif pour l’autre.

Quand il s’agit de mieux comprendre les relations amoureuses, les jeunes comprennent l’enjeu du respect.

Nous voulions donc aujourd’hui par cet article faire prendre conscience de la gravité du harcèlement et de la place tragiquement importante qu’il occupe dans les Universités. Nous avons décidé de prendre ce sujet par le haut, pour réveiller le côté digne de chacun. Car chacun aspire à créer des liens de qualité. Nos interventions en écoles de commerce ou d’ingénieurs sont de belles occasions pour transmettre un socle qui n’a jamais été appris ailleurs et qui est utile et applicable par les plus jeunes ou les étudiants au jour le jour.

● La jeunesse et le harcèlement

Depuis 2021, 10% des jeunes auraient subi une forme de harcèlement au sein de leur établissement scolaire selon l’IFOP.

Le taux de harcèlement ne concernerait pas que les adolescents de 14-18 ans, mais une tranche bien plus large, puisque certains enfants commencent à subir du harcèlement dès la primaire.

Les différents taux de harcèlement chez les jeunes :
-  23% en primaire.
-  54% au collège.
-  31% au lycée.

● Le harcèlement dans les études supérieures

Selon l’Observatoire des violences sexuelles et sexistes dans l’enseignement supérieur, environ 1 étudiant sur 20 serait victime de viol. C’est en milieu amical et festif que 95% de ces viols surviennent.

Mais les chiffres ne s’arrêtent pas là ! 1 étudiante sur 10 a été victime d’agression sexuelle et environ 1 étudiant sur 3 témoins ou victime de violences sexuelles. Bien que ces derniers chiffres soient déjà alarmants, nous nous sommes penchés plus précisément sur des établissements en particulier pour avoir une vision plus précise du taux de harcèlement au sein des structures.

1° Science-Po en 2021-2022 :

Sciences Po est connue dans la profession du journalisme pour son enseignement d’excellence et le tremplin professionnel que celle-ci apporte à ses étudiants. Pourtant ces dernières années, cette réputation a été entachée par la prise de paroles autour des agissements sexistes et sexuels ayant lieu au sein de l’établissement.

Il s’agit de 89 faits de violences sexistes et sexuelles connus des institutions, subvenus entre janvier 2019 et juin 2021.
-  46 % de viols.
-  20% d’agressions sexuelles.
-  5% de harcèlement sexuel.
-  17% des faits sont des propos sexistes ou des comportements inappropriés relevant de la catégorie des agissements sexistes qui peuvent faire l’objet de procédures disciplinaires.
-  Au total, 83% des faits de ces agressions « relèvent du code pénal s’agissant de crimes et de délits ».
-  51 % des violences sexistes et sexuelles se produit « entre étudiants d’un même établissement ».

Une enquête sur le sujet dans les 7 campus de Science Po est actuellement en cours. Pour l’instant 312 auditions ont été conduites et 492 personnes ont été entendues.

2° Polytechnique et Centrale Supélec en 2018-2022 :

Reconnue pour être l’un des établissements de prestige dans les études supérieures en France, Polytechnique n’a pas à rougir de son enseignement et du poids qu’elle apporte à l’enseignement supérieur en France. Son rayonnement est international.

On pourrait alors penser qu’une école avec une telle réputation et un tel sérieux permettrait un meilleur cadre de vie étudiante pour tous. Et pourtant, en 2018, 11 viols ou tentatives de viols ont été signalés, dont 10 femmes et 1 homme.

Les signalements n’ont, dans un premier temps, pas alarmés plus que cela. Ce n’est qu’en juin 2021 qu’une enquête a été ouverte sur les agissements ayant lieu à Polytechnique mais aussi au sein de la CentraleSupélec.

C’est alors qu’il en est ressorti que :
-  23% des étudiants disent avoir subi des violences sexuelles sur le campus.
-  51 femmes et 23 hommes déclarent avoir été victimes de harcèlement sexuel.
-  46 femmes et 25 hommes d’une agression sexuelle.
-  20 femmes et 8 hommes d’un viol.
-  110 femmes et 25 hommes déclarent avoir été l’objet de propos sexistes.
-  43 femmes et 34 hommes font l’objet de contacts physiques non sexuels non consentis.

Dans 1 cas sur 10, l’auteur est un étudiant et l’agression a été commise dans le cadre associatif ou au sein de la résidence universitaire de Gif-sur-Yvette (Essonne), où sont logés 2 000 étudiants.

Le Harcèlement dans l’enseignement supérieur, notre solution pour le déraciner

En finir avec le harcèlement dans les études supérieures

Le harcèlement est défini comme une violence répétée qui peut être de plusieurs formes : verbale, non verbale, écrite, physique ou psychologique.
Ce type de violence vise à affaiblir la personne qui en est la victime et il peut se retrouver dans tous types de milieux, et peut être le fait d'une ou plusieurs personnes envers une ou plusieurs autres.

Pour mieux comprendre à quoi correspondent les différents types de harcèlement, voici quelques exemples de manifestations : 

● Verbal : invitation, remarques sur le physique (connotées sexuellement), « confidences » sur la vie sexuelle, « blagues » sexuelles, demandes d’actes sexuels explicites…
● Non verbal : Regards appuyés sur les seins, les fesses, « jeux » de langue, actes sexuels mimés, textos, lettres, mails, photomontages et photos à caractère pornographique…
● Physique : Contacts physiques non désirés (autre que les agressions sexuelles)
● Écrit ou graphique : comprend l’affichage de matériel pornographique, d'images sexuellement explicites, de harcèlement par courrier.
● Psychologique ou émotionnel : comprend des propositions persistantes et des demandes indésirables, des invitations non désirées à sortir à des rendez-vous, des insultes, des railleries et des insinuations à caractère sexuel.

Bien qu’il soit facile de décrire ce qu’est le harcèlement, il n’est pour autant pas facile de bien le discerner, et d’autant plus lorsque cela arrive sur son lieu de travail. 

C’est pour cela que nous mettons en avant  au sein de Link Intelligence des exemples et cas de harcèlement en entreprise sur des sujets principalement de harcèlement sexuel, pour que vous puissiez mieux comprendre et appréhender ce genre de situation. 
Ces cas aident à comprendre les enjeux de la part de l’employeur comme de la personne employée. On comprend aussi comment notre société évolue très rapidement sur ce sujet depuis Metoo# notamment. 

Notre métier à travers nos services d’assistance ou de notre application mobile a pour objectif de faire grandir chaque salarié en termes de maturité relationnelle. Les comportements doivent s’adapter pour répondre à l’exigence récente  de tolérance zéro.
La nécessité d’apprentissage est indispensable sur les questions de respect de soi et de l’autre dans le contexte de l’entreprise, contexte de relations professionnelles (fort enjeu parfois). Cette aptitude n’est pas innée et ne s’apprend pas à l’école alors que le besoin d’éthique est dorénavant majeur.

Pour des raisons évidentes, les noms des personnes dans les témoignages qui suivent sont modifiés.

Le harcèlement sexuel c'est quoi.

Qu'est-ce qui définit les différentes formes de harcèlements ? Et que mettre en place
pour s’en prémunir ou le gérer ?

On ne pense pas souvent aux conséquences que le harcèlement va avoir, à la fois sur la personne touchée par celui-ci mais aussi à l’impact qu’il aura alors sur l’entreprise. 

1° Les conséquences physiques. 

Les personnes concernées par le harcèlement sont touchées d’un point de vue physique : 
● La fatigue, des douleurs. 
● Des troubles du sommeil, de l’appétit ou encore de la digestion. 
Elles le sont tout autant, si ce n’est plus, sur le plan psychologique. L’impact est fort également sur les relations sociales personnelles et professionnelles et le harcèlement entraîne toujours une mauvaise dynamique ou ambiance dans l’entité ou  dans l’entreprise concernée.

2° Les conséquences psychologiques.

Elles se manifestent par des changements qui sont visibles par les autres employés tels que  
- Des symptômes de stress, d’irritabilité et de nervosité.
- Des troubles cognitifs : problèmes de mémoire, de concentration.
- Un repli sur soi, isolement, méfiance exagérée à l’égard de l’environnement social.
- Une consommation accrue de substances (tabac, alcool, médicaments).

Les changements psychologiques qui ne sont pas forcément visibles par l’entourage professionnel :  
- Un sentiment de tristesse, de culpabilité et une altération de l’estime de soi.
- Un sentiment de perte d’identité.
- Le possible développement d’une dépression. 
- Un découragement, pessimisme face aux responsabilités et au travail qu’elle doit fournir.

Il existe bien évidemment, d’autres raisons que le harcèlement pour développer ce genre de troubles psychologiques chez chacun. 

3° Les conséquences sociales et professionnelles.


Le harcèlement vécu sur son lieu de travail va forcément avoir un impact sur les relations sociales mais aussi professionnelles de la personne qui en est victime. En général, cela va mettre en difficulté la victime de harcèlement dans sa vie intime, avec le développement de difficultés affectives, une possible perte de désir et bien souvent un repli familial. 

Sentiment d’ exclusion plus ou moins volontaire de la personne touchée par ce harcèlement, sentiment de solitude et d’abandon face à cette situation ou elle ne sait alors pas forcément réagir n’y même s’en protéger. 

C’est ce renfermement sur soi même qui va alors créer l'incompréhension de l’entourage, et possiblement faire émerger  des conflits.  
Sur le long terme, une “usure psychologique” est ressentie des personnes qui l’entourent et un désinvestissement du lien avec la victime.
● Perte de motivation dans le travail amenant un grand manque de confiance en soi et générant des risques d’erreur, de concentration. 
● Conséquences ?  congés maladies, départ volontaire, déclaration d’inaptitude,  rupture de contrat.
● Avenir professionnel compromis, diminution ou perte de revenus, frais médicaux, arrêts de travail

 
4° L’impact sur l’entreprise.

Les conséquences du harcèlement ne s’arrêtent malheureusement pas à la victime.

Dans l’entreprise :
● Climat de travail désagréable car repli sur soi.     
● Perte de motivation et d’efficacité. 
● Baisse de la qualité des services.
● Augmentation de l’absentéisme.

Les conséquences du harcèlement sexuel au travail.

Vous retrouverez ici, l'impact des relations dégradées dû à des contextes
d'incivisme, de sexisme ou de situation de harcèlement sexuel au du travail.

Ce cas est le témoignage d’un harcèlement sexuel vécu au sein d’une entreprise de conseil. Virginie, une femme consultante en droit de 34 ans vient de finir un master en droit privé. Virginie postule pour faire un stage dans un cabinet d'avocat à Paris durant lequel tout se passe très bien lors des premiers mois.

Jusqu’au jour où un des associés avec qui elle travaille lui confie un dossier “urgent” et elle se retrouve alors seule avec celui-ci à travailler dans la soirée. Elle explique alors que : «Ça a été très rapide. À peine la dernière stagiaire était partie qu'il a agrippé ma chaise par derrière pour la retourner. Il a mis sa main dans ma culotte et m'a embrassée de force en mettant sa langue dans ma bouche». Elle poursuit en disant : «J'étais tétanisée de peur. Honnêtement, je n'ai même pas compris ce qu'il se passait. Mon premier réflexe a été de le repousser, de regarder si mon téléphone était à portée de main et de regarder par la fenêtre pour voir si je voyais les voisins d'en face pour demander de l'aide». 

Virginie va repousser à plusieurs reprises son agresseur en disant qu’elle est attendue en bas de l’immeuble. Elle essaye d’avoir une discussion avec son collègue en espérant qu’il soit réceptif et la laisse partir. Elle confie d’ailleurs : «Je me suis dit qu'il prendrait conscience qu’il était en train de déraper, de réaliser un coup de folie et qu'il arrêterait». Elle lui demande pourquoi il lui fait ça alors qu'il a une femme et un bébé et il lui répond simplement que : «La vie, ce n'est pas noir ou blanc».

Plainte.

Elle arrive à s’échapper et porte plainte le lendemain mais ne retournera jamais au cabinet ou elle travaillait. La plainte de Virginie ne donnera pas de suite et elle n’aura jamais de retour des policiers auprès desquels elle a fait sa déposition. Elle explique par ailleurs qu’elle ne s’est pas plus battue juridiquement car cet épisode a mis fin à sa carrière juridique. Ce qui l’a psychologiquement beaucoup impacté, elle avait été considérée : « comme un simple morceau de viande par l’un de ses associés mais c’était à elle d’en payer le prix pour avoir déposé une plainte “injustifiée” lui a-t-on rétorqué, envers son collègue ». 

La parole se libère.

C’est avec l’arrivée de #Metoo, qu’elle ose aujourd’hui en parler et espère aussi que d’autres personnes, hommes comme femmes, puissent se défendre et ne plus vivre ce genre de situation. De plus, il faut souligner l’injustice souvent vécue par les victimes de harcèlement ainsi que le manque de sensibilité et de soutien qu’elles ont au sein de l’entreprise qui est censée les protéger et les faire vivre dans un cadre de travail sein et sécurisant. 

C’est pour se battre contre ce genre de comportement et pour tendre vers un meilleur avenir pour tous, qu’aujourd’hui Link Intelligence développe une application formant les personnes à vivre ensemble dans le respect de chacun au sein d’une même entreprise.

Notre application est décomposée en 10 capsules de formation :

1° Introduction et objectifs d’une sensibilisation pour des relations de collaboration constructives et sereines entre les hommes et les femmes.
2° 4 bénéfices et 2 vertus  
3° Les définitions, les risques, les amendes. 
4° Le Cadre légal et obligations : de qui, pour qui, comment ?
5° Les conséquences du harcèlement/sexisme…
6° S’amuser à distinguer drague, harcèlement, sexisme et agression à travers 15 cas/scénarios.
7° 10 scénarios pour apprendre à se faire respecter et aider les autres à l’être.
8° Séduction , humour et entreprise,  est-ce compatible ? Quel est le cadre ? 
9° J’ai peut-être manqué de respect, comment réagir ? 
10° Les 5 sources possibles de nos maladresses les uns envers les autres. Le bon recul pour toujours s’améliorer sur ces questions.

Regard sur un cas d’un harcèlement sexuel non reconnu comme tel.

Ce cas met en avant le témoignage de Virginie qui est face à un cas d'harcèlement
sexuel au sein de son nouveau lieu de travail et sa responsable ne la soutiendra
pas.

Nous pourrons voir dans ce premier cas, à la fois l’impact que va avoir le harcèlement vécu par la jeune collaboratrice au sein de son service mais aussi l’impact que celui-ci va engendrer au sein de l’équipe. 

● Un début prometteur. 

Sarah, une jeune collaboratrice de 23 ans, nous partage son vécu lors de ses débuts au sein de l’administration publique belge où elle travaillait depuis un an et demi. Elle explique  qu’elle travaillait dans une équipe de 6 personnes et que globalement l’ambiance était agréable et qu'il faisait bon y travailler. 
Pourtant au bout de 9 mois dans l’entreprise, tout a changé. Elle fut victime de harcèlement par l’un de ses collègues, un homme dans la quarantaine, avec qui elle travaillait régulièrement et qui la connaissait bien. Le fait que Sarah connaissait bien son harceleur est une chose importante à noter, car dans la majorité des cas, les personnes victimes de harcèlement connaissent bien les personnes qui les font souffrir. Il ne faut pas se méfier de tout le monde ou se distancier de manière trop forte, mais il est important de ne pas confondre la proximité et le harcèlement. Notre application dédiée pose bien toutes ces limites en montrant de nombreux cas.

● Comportements inappropriés & hiérarchie.

Au cours des différents mois, Sarah eut les preuves flagrantes, et cela à plusieurs reprises, que son collègue avait un comportement plus que problématique et non professionnel dans le cadre de leur travail. Elle a pris l’initiative d’en discuter avec lui d’abord mais cet échange  n’a pas changé grand-chose et elle en a donc discuté avec sa chef de service en pensant que celle-ci l'aiderait.
Il y eut une rencontre organisée entre son collègue et un responsable de service et le retour de sa chef de service fut le suivant : « Tu as été un peu vite (beaucoup de bruit pour rien), tu as fait une erreur de jeunesse ». C’est une phrase qui marquera Sarah, par le manque d'intérêt de l’administration face au comportement peu moral de son collègue mais aussi par rapport à la remise en question de son acte, comme si ses dires étaient infondés. 
Faudrait-il alors ne rien dire lorsque l’on voit ou que l’on subit un harcèlement moral ?  

● Impact sur l’équipe.

Le fait que Sarah soit partie parler à l’administration changea grandement l’ambiance entre son collègue et elle mais aussi au sein de l’équipe. La chef du service finit par demander une discussion à trois (elle, le collègue et Sarah) afin de clore l’histoire.

Cependant lors de cet entretien, son collègue lui hurla dessus en lui disant qu’elle l’avait trahi et qu’elle avait de la chance qu’il se soit calmé avec les années et qu’elle avait intérêt à rester à l’écart si elle ne voulait pas de représailles. Sa chef de service ne dît rien et ne fît rien pour arrêter ce comportement agressif.

Après cela, l’homme se met en congé maladie et Sarah ne vit plus alors son collègue pendant quelque temps. Mais malgré la distance, Sarah reçut des messages de menace de la part de son collègue via les réseaux sociaux. Ce dernier la menaçait en lui disant qu’elle n’avait pas intérêt à chercher de l’aide extérieure parce qu’il ne tolérerait pas cette insertion dans sa vie et que dans tous les cas, c’était elle qui était en tort dans cette histoire.

Elle en parla plusieurs fois à sa chef, mais celle-ci ne faisait rien malgré les demandes de Sarah. Le comportement de son collègue avait tout de même fini par alerter certaines personnes qui demandèrent à la chef de service si le « harceleur » pouvait changer de service mais la chef refusa. Cela impactera énormément Sarah sur son travail en particulier lorsqu’elle fut nommée responsable d’équipe, car son collègue ne l’écoutait absolument pas et partait même plus tôt du travail. 
Sarah subira seule ce harcèlement permanent et le manque de considération de la part de son administration pendant plus de 4 mois. Malheureusement, comme beaucoup de personnes, Sarah fut affectée psychologiquement et physiquement. 

● Impact physique et psychologique.

Le harcèlement quel qu’il soit a un lourd impact sur la vie des personnes qui en sont victimes. Ses impacts sont multiples et ils se développent petit à petit sans vraiment que l’on s’en rende compte. 

Après avoir subi le comportement intolérable de son collègue et de feindre le fait de gérer la situation, Sarah finit par tomber malade, et par perdre finalement plus de six kilos en deux mois. 

● Prise de conscience.

Cependant, Sarah a compris l’impact réel de ce harcèlement seulement lorsqu’en allant chez le médecin celui-ci lui expliqua qu’elle n’était pas malade. Elle parla alors de son travail et de cette situation de harcèlement pour la première fois à quelqu’un d’extérieur à l’entreprise. Elle accepta alors un mois d’arrêt de travail pour pouvoir travailler sur elle-même et s'éloigner de l’encadrement nocif qui l'emmenait doucement vers un état de dépression. 

Sarah ne sortait plus autant, ne prenait plus de plaisir à travailler avec son équipe et s’isolait beaucoup. De même, les réseaux avaient pris pour elle une toute autre dimension avec le cyberharcèlement permanent avec lequel elle vivait.

● Et après ? 

Par la suite, Sarah décida d’écouter son médecin et d’aller consulter une psychologue pour l’aider à parler de cette situation et à s'en sortir. 

C’est en étant amené à faire ce travail sur soi et par le fait de devoir en parler avec une personne extérieure, que Sarah va prendre conscience de la minimisation de la situation à la fois pour elle-même mais pour l’entreprise. Cette thérapie va remettre en question sa place dans l’entreprise (elle ne veut pas revivre ce genre de situation) et lui permettre de comprendre que cette situation n’était pas sa faute.
Elle expliquera aussi que ce harcèlement a changé sa vision de l’entreprise et lui a fait perdre son envie de travailler en équipe et a créé un certain mépris pour les administrations.

Il a fallu du temps et de l'accompagnement pour que Sarah puisse retrouver confiance en elle et se sentir de nouveau bien. Et elle a fini avec le temps par trouver une entreprise dans laquelle elle est respectée et où, bien plus important encore, tout le monde prend soin d’écouter ce que les autres ont à dire. 

Ce cas met bien en avant l’importance qu’il y a de parler de ce genre de situation et non pas simplement dans le cadre même de son travail mais auprès de son entourage et de chercher de l’aide pour s’en sortir. Il ne faut absolument pas accumuler ce stress et cette angoisse vécue, il est donc essentiel d’avoir une personne externe avec qui pouvoir échanger ou aller voir un spécialiste si besoin. 

C’est pourquoi nous avons développé une application facile pour engager l’ensemble des effectifs d’une entreprise et créé également un Le label Link Intelligence®.

Le label offre la possibilité de communiquer sur cet engagement de l’entreprise pour ses salariés et autres parties prenantes. 
→ L’assurance d’un dispositif de prévention obligatoire bien adopté et respecté 
→ Un label qui renforce la marque employeur sur les questions de civisme et prémunit des risques psycho-sociaux.

Un cas de harcèlement moral au travail. Décryptage.

Nous vous présenterons ici un cas de harcèlement moral au travail et une hiérarchie absente lors de ce processus.